CHONCHETTE
Opéra-bouffe en 1 acte

Alice Bonheur, créatrice du rôle de Chonchette. Photo dédicacée à Claude Terrasse
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Livret de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet

Représenté pour la première fois à Paris au théâtre des Capucines le 11 avril 1902. (S. : partition imprimée)
Reprise au théâtre des Variétés à partir du 28 septembre 1903 en première partie du Sire de Vergy. (53 représentations) (S. : Soubies)
Reprise dans le même théâtre le 5 mai 1904 par « des artistes étrangers au théâtre ». (S. : Soubies)
Reprise au Little Palace en 1905. (S. : Barillet)
Représentation à l'École des hautes études sociales le 29 mars 1908 sous la direction du compositeur. (S. : programme imprimé)
Reprise au Parisiana en 1908 où l'on fête la 350e  représentation à Paris. (S. : Barillet)
Reprise au théâtre de la Renaissance le 2 mars 1910 par « des artistes étrangers au théâtre ». (S. : Soubies)
Représentation privée le 15 juin 1910 chez Louis Mors. (S. : programme)
Reprise au théâtre Grévin en 1910. (S. : programme)
Reprise à Lausanne entre octobre et décembre 1910, 4 représentations. (S. : SACD)
Reprise à Monaco en janvier 1911, 2 représentations. (S. : SACD)
Reprise au théâtre Michel en 1912. (S. : Barillet)
Reprise à Nantes le 19 janvier 1913, 1 représentation. (S. : SACD)
Reprise au théâtre des Champs-Élysées en mai 1925. (S. : articles de presse)
Enregistré par la Radio-Diffusion Française les 17 et 18 octobre 1968 et diffusé sur France Culture le 14 novembre 1968.

RÉSUMÉ

Il y a Chonchette, jeune blanchisseuse de vingt ans, et Charles, son soupirant, photographe de cinq ans son aîné. Il lui parle folies, elle lui répond mariage. Il y a aussi le vicomte et le baron, les deux messieurs de la dame du premier. Et puis, il y a surtout monsieur Guillaume, vieil acteur sans le sou qui donne à Chonchette des cours de déclamation et qui, aidé des deux aristocrates, sera le catalyseur du dénouement de l'acte : l'inévitable mariage de Charles et Chonchette.

« L'intrigue est facile et conventionnelle, un peu proverbiale et très morale [.]. Mais que sur la trame la broderie est moderne, au plus joli sens du mot ! Que MM. de Caillavet et de Flers y ont mis d'esprit fin, original, heureux ! Point de rosserie, une observation délicate sans prétentions ; une fantaisie imprévue, farce, et point grossière. Et comme, si léger que soit le croquis des personnages, on y sent le trait vif et précis de véritables hommes de théâtre ! »

« Sans doute suggéré par Max Dearly [.], le fantaisiste déjà célèbre grâce à son extraordinaire personnalité, les jeunes auteurs ont élaboré avec lui et pour lui le personnage de Saint-Guillaume, excentrique, vieux cabot, traîne-misère dont ils feront un archétype de leur théâtre. Dans Miquette et sa mère, on retrouvera Max Dearly dans le rôle de Monchaldon, un minable acteur de tournée proche de Saint-Guillaume, et plus tard encore Parmeline, dans L'Habit vert, faux grand virtuose, vantard, hâbleur, parent des deux autres (1). »

AIRS CÉLÈBRES

1.  Couplets de la Blanchisseuse

2.  Duetto Chonchette-Charles

7.  Valse du beau linge

8.  Scène des Esprits

SOURCES

- Partition piano et chant imprimée, Paris, Choudens, 1902, 62 p.
- Matériel d'orchestre, Paris, Choudens, 1902.
- Livret, manuscrit de copiste, n. pag.


(1) BARILLET, Pierre, Les Seigneurs du rire, Paris, Fayard, 1999, p. 111.