FAUST EN MÉNAGE
Fantaisie lyrique en 1 acte

 
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Livret d'Albert CARRÉ

Représentée pour la première fois à Paris au théâtre de la Potinière le 5 janvier 1924. (200 représentations) (S. : Carré)

RÉSUMÉ

« Autant qu'une parodie, c'est une pochade. [.] Elle est fort amusante. [.]
Méphisto n'a pas, finalement, livré à Satan l'âme de Faust. Cela lui a valu d'être déchu de toute puissance. Il s'est retiré chez le docteur Faust, dont il est devenu le commensal et l'obligé.
Faust s'est, le plus bourgeoisement du monde, marié avec Marguerite. Il a pris du ventre dans la mesure même où il perdait de son ardeur. Marguerite, toujours jeune, toujours aimante, se désespère de voir Faust s'assagir un peu plus chaque jour. Elle s'en [ouvre] à Méphisto.
Qu'à cela ne tienne ! Méphisto veut rentrer en grâce auprès de Satan. Il y parviendra si, en échange de l'âme de Faust dont il frustra son Maître, il lui donne l'âme de Marguerite.
Cette dernière consent, afin que Faust lui revienne rajeuni et tout ravigoré, à perdre son âme. Elle la perd dans les bras de Siébel devenu un homme d'armes abondamment poilu.
Méphisto a retrouvé son pouvoir. Mais il " a perdu l'habitude ". C'est, tout d'abord un Faust retombé en enfance qu'il rend à Marguerite, puis un Faust trop vieux. " J'arrangerai cela ", dit-il pour finir (1) . »
L'histoire n'a pas de fin et se termine plutôt sur une ultime pirouette. Méphisto transforme Dame Marthe en veau et chante :

« Le veau d'or est toujours debout ».


LA MUSIQUE

Plusieurs numéros de la partition pastichent l'opéra de Gounod. Le 1. Air de Siébel  : « Faites lui mes aveux » reprend le rythme et certaines courbes mélodiques des Couplets de Siébel (n° 7 de la partition de Gounod) sans rien en citer exactement pourtant. Le 2. Duo Marguerite-Faust et le 7. Scène et Duo Marguerite-Siébel intègrent de brefs fragments de la Chanson du Roi de Thulé et du récitatif qui la précède (n° 9 de la partition de Gounod), harmonisés différemment. Le 3. Entrée de Méphisto reprend la phrase initiale du même personnage dans Faust. D'autres phrases encore sont citées et l'oeuvre finit sur la citation musicale des Strophes de Méphisto (n° 4 de Faust ).

SOURCES

- Partition manuscrite autographe piano et chant, 36 p.
- Partition imprimée, Paris, Choudens, 1924, 50 p.
- Livret imprimé, Paris, Choudens, 1923, 52 p.
- Contrat de cession de l'oeuvre signé le 15 février 1923.

(1) PIOCH, Georges, « Les Premières », Paris-Soir, 6 janvier 1924.