LA FIANCÉE DU SCAPHANDRIER
Opéra-bouffe en 1 acte

 
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Paroles de Franc-Nohain

Représenté pour la première fois à Paris sur le théâtre des Mathurins, le 8 janvier 1902. (S. : partition imprimée) Nombre de représentations inconnu mais l'on sait par une lettre de Jarry à Terrasse du 5 février 1902 que l'oeuvre est encore à l'affiche à cette date (1).
Représenté au théâtre de la Gaîté le 7 avril 1902 « par des artistes étrangers au théâtre », 1 représentation. (S. : Soubies) Représenté en Allemagne à Berlin en 1902 sous le titre Elisa, die Taucherbraut. (S. : Les Tablettes théâtrales, 18 octobre 1902)
Représentation privée le 15 juin 1910 chez Louis Mors. (S. : programme)
Représenté au théâtre de la Renaissance le 24 mars 1911, 1 représentation. (S. : SACD)
Exécution diffusée le 2 septembre 1928 sur Radio-Paris
Enregistré deux fois par la Radio-Diffusion Française, sous la direction de Roger Ellis le 29 octobre 1964, d'une part, et de Jean Doussard, d'autre part. Ce second enregistrement est réédité en disque compact (Double CD Musidisc 201 792 MU 744).

RÉSUMÉ

« La fantaisiste " loufoquerie " de Franc-Nohain ne se raconte pas. Comment le scaphandrier, de retour au village, retrouve sa fiancée Élisa en flirt avancé avec le jeune baron Alexis, déguisé en cantonnier ; comment après avoir tenté de disputer le cour de ladite Élisa au jeune hobereau il finit par épouser la mère ? (2)  » Tout s'enchaine pourtant avec la plus rigoureuse logique : Élisa qui jette sa bague à l'eau, promettant son cour à qui la remontera, les trois hommes de la pièce qui pêchent à la ligne pendant que la baronne et Élisa se préparent à se jeter à l'eau, celle-là revêtue du scaphandre - incomplet -, celle-ci d'une armure qui menacera de l'emmener par le fond. À la fin, tout s'arrange. Élisa n'est plus cette bru potentielle et indigne mais la fille illégitime de feu le baron. Elle peut cependant épouser le jeune baron Alexis car il n'est pas, fort heureusement, le fils de son père.

« Le fol imbroglio imaginé par M. Franc-Nohain soulèvera pendant longtemps des tempêtes de rire. C'est en effet d'une drôlerie énorme (3). » « Jamais embrouilleur de péripéties inextricables imagina-t-il plus exhilarante confusion que celle du scaphandre et de l'armure ! Franc-Nohain applique avec sûreté les procédés techniques et philosophiques de déclencher le rire (4). »

AIRS CÉLÈBRES

1.  Duo Alexis-Bezard, « Ah ! qu'il est doux, ah ! qu'il est doux ! »

2.  Air de Julot, « Quand on arrive de voyage »

6.  Valse, « Oui, j'ai jeté ma bague ! »

7.  Trio Alexis-Julot-Bezard, « Allons pêcher à la ligne ! »

SOURCES

- Partition imprimée piano et chant et livret, Paris, Éd. de la Revue blanche, 1902, 135 p. [Un des exemplaires de la Bibliothèque nationale - Musique est édité chez Enoch]
- Matériel d'orchestre, s. l. n. d. (quatorze parties séparées)
- Fantaisie pour orch., avec piano conducteur par H. Mouton, Paris, Éd. de la Sirène.
- Reçu indiquant que Claude Terrasse a racheté les stocks de partitions et les droits sur cette oeuvre le 6 juillet 1905.


(1)ARRIVÉ, Michel, «Jarry aux prises avec le quotidien : à propos de quelques lettres à Claude Terrasse», Europe, n° 623-624, mars-avril 1981, p. 84.
(2) FLERS, Robert de, « Les Mathurins - La Fiancée du scaphandrier  », La Liberté, 10 janvier 1902.
(3) SCHNEIDER, Louis, « Courrier des théâtres », La Paix, 10 janvier 1902.
(4) JARRY, Alfred, Ouvres complètes, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, T. II, 1987, p. 647.