FRÉTILLON
Opéra-comique en 3 actes et 4 tableaux tiré des chansons de Béranger

 
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Livret d'Albert Carré

Mise en répétition à la Gaîté-lyrique à Paris en février 1922 d'après la presse, l'ouvre n'y a finalement pas été créée. (S. : L'Écho de Paris, 19 février 1922)

Représenté pour la première fois au théâtre municipal de Strasbourg du 5 au 15 mars 1927. (S. : partition imprimée) (4 représentations) (S. : Dernières nouvelles de Strasbourg du 5 mars 1927)
Repris au théâtre municipal des Célestins du 1er  au 7 mai 1928. (8 représentations) (S. : Archives municipales de Lyon)

RÉSUMÉ

« L'époque de la Restauration fut troublée en France, et principalement à Paris, par la lutte des partis, celui des bonapartistes qui rêvaient d'un nouveau retour de l'Empereur, celui des royalistes qui cherchaient à abolir les conquêtes de la Révolution, celui des libéraux qui s'efforçaient de les défendre. Le vote des lois restrictives électorales, contraire à la Charte, provoqua de sanglantes manifestations devant le Palais-Bourbon et sur la place Louis-XV, aujourd'hui place de la Concorde.

Béranger, que ses chansons avaient rendu populaire, ayant réuni, chez son amie Frétillon, fleuriste au marché des Prouvaires, quelques jeunes étudiants et étudiantes pour s'en aller, avec eux, prendre part à l'une de ces manifestations et craignant d'être arrêté, avait confié à Frétillon deux de ses chansons subversives. Elle les avait serrées dans la poche de son tablier, mais un conspirateur bonapartiste, poursuivi par la police, s'étant réfugié chez elle, elle lui avait prêté, pour lui permettre de fuir, un vêtement féminin et le tablier avec les chansons étaient tombés entre les mains de la justice qui avait donné l'ordre d'arrêter le chansonnier.

Celui-ci, mis en prison, accuse alors sa maîtresse de trahison, quand elle-même est mise en état d'arrestation. Tout s'éclaire. Cependant tous deux s'en iraient finir leurs jours à la Guyane si une bienheureuse amnistie, décrétée par Louis XVIII, en l'honneur de la naissance miraculeuse du Duc de Bordeaux, ne venait les libérer (1). »

AIRS CÉLÈBRES

Les critiques relèvent en majorité que les airs de Béranger ont bien inspiré Terrasse, et, dans cet ordre d'idées, prisent en particulier :

Ouverture

1.  Ensemble « Trinquons et toc et tin »

4.  Chanson à deux voix Frétillon-Béranger, « On parlera de sa gloire »

6.  Pantomime et Air de Frétillon

16.  Couplets de Béranger

ainsi que le Final développé de chacun des trois actes.

Cependant, la pièce qui plaît le plus est le 11. Ensemble et Divertissement, « Au marché des Prouvaires » du début de l'Acte II où tous s'accordent à trouver que le musicien a bien renouvelé la scène des Cris de Paris du deuxième acte de Louise de Charpentier.

SOURCES

- Partition imprimée piano et chant, Paris, Eschig, 1925, VIII -203 p.
- Deux livrets tapuscrits différents, le second contenant cinq feuillets d'Albert Carré apportant des modifications, 62-32-52 p., 56-31-51 p. [pagination par acte]
- Livret imprimé, Paris, Eschig, 1925, 152 p.
- Contrat de cession de l'oeuvre signé le 29 novembre 1921.

(1) OBENDORFFER, M., « Les Théâtres », Journal d'Alsace-Lorraine », 4 mars 1927.