LE MUFTI OU LES DEUX OURS
Farce en 1 acte

 
Retour au sommaire des oeuvres   Retour à l'accueil

 

Livret de Paul MILLIET

Première représentation à l'opéra de Monte-Carlo le 10 avril 1919. (S. : programme)

RÉSUMÉ

« Une terrasse. À droite, le palais du Mufti. À gauche, le sérail.

Des bachibouzouks, avec des turbans d'une si prodigieuse hauteur qu'ils menacent le ciel, sortent du palais du Mufti pour surprendre un chanteur dont la voix se fait entendre sous les murs du sérail. Des eunuques, au même instant, sortent du sérail avec la même intention. Les uns et les autres s'aperçoivent, se font peur et prennent la fuite.

Le chanteur Zahir s'enhardit ; il enjambe la balustrade de la terrasse, suivi de son ami Arabi. Zahir et Arabi sont des riches marchands de fourrures.

Zahir est amoureux de Roxelane ; et Roxelane accourt car elle aime Zahir. Les choses vont donc le mieux du monde, bien que le Cadi survienne. Ce pauvre Cadi est désolé, parce qu'il a laissé mourir d'une indigestion le grand ours blanc du Mufti, et voici que c'est Zahir qui le tirera d'affaire en lui promettant un ours admirable, un ours bien plus beau que l'ours défunt. Le Cadi s'en va enchanté de cette promesse qui lui permet d'affronter son maître irascible, le Mufti. Et Zahir organise alors une mystification qui peut l'enrichir, mais aussi lui coûter la vie : il fait revêtir une de ses peaux d'ours à son ami Arabi, et le présente au Mufti comme un ours sans pareil, « amené des Forêts Vierges de Paris, pour le plaisir du Tout-Puissant et très noble Souverain ». Arabi paraît en ours, et il chante et il danse si bien que le Mufti veut lui faire faire la connaissance de son fameux ours blanc dont il ignore le décès.

Pour la seconde fois, Zahir tire le Cadi d'embarras, en lui donnant une peau d'ours blanc dans laquelle s'introduit le malheureux gouverneur.

Rencontre des deux ours, tragique d'abord, confraternelle ensuite, Arabi et le Cadi se reconnaissant sous leurs peaux respectives.

Cependant, la farce finirait très mal, l'ours blanc (le Cadi) ayant par mégarde pris la tête de l'ours noir (Arabi), si le Mufti, pris d'un accès de belle humeur, ne pardonnait à tout le monde, et n'ordonnait que la turquerie finisse par le mariage de Roxelane et de Zahir et par une danse générale. »

SOURCES

- Partition manuscrite autographe piano et chant, 41 p. [brouillon de l'oeuvre]
- Partition manuscrite autographe piano et chant, 82 p.
- Partition manuscrite d'orchestre, 312 p.
- Matériel d'orchestre (seize parties séparées)
- Livret tapuscrit, 23 p.