Germaine Gallois (Vénus) et Victor Henry (Sylvain) (1906)

PÂRIS OU LE BON JUGE
Opérette en 2 actes

Jeanne de Rys dans le rôle de Minerve (1906)
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Livret de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet

Représentée pour la première fois à Paris au théâtre des Capucines le 1er  mars 1906 (S. : partition imprimée) ou le 18 mars 1906 (S. : Soubies)
Reprise sur la même scène à partir du 18 mai 1908. (S. : Bruyas)
Reprise à Paris à la Scala en avril 1911. (30 représentations) (S. : Bulletins SACD)
Reprise à Paris au théâtre Michel à partir du 4 mars 1922. (près de 60 représentations) (S. : Bruyas)
Enregistrée par la Radio-Diffusion Française les 2 et 3 février 1968 et diffusé le 18 février 1968 sur France Culture sous la direction de Jean Doussard.

RÉSUMÉ

Le berger Pâris et la bergère Glycère s'aiment d'un amour chaste et qui les ennuie tous deux. L'arrivée de trois déesses, Vénus, Junon et Minerve, bouleverse tout. Glycère tremble pour la vertu de son berger et implore la Discorde qui se manifeste sous la forme d'une pomme qui porte ces mots : « J'appartiens à la plus belle. » Aussitôt revendiquée par les trois déesses, elle est l'objet d'une querelle qui remonte jusqu'à l'Olympe, d'où elle redescend au plus vite, Jupiter ayant décidé que Pâris serait chargé de régler la querelle. Pour fléchir leur juge, Minerve et Junon se donnent tour à tour à Pâris. Seule Vénus, plus au fait du cour des hommes, se refuse et gagne la pomme, « parce que », dit-elle, « pour un homme la femme la plus belle, ce sera toujours celle qu'il n'a pas. » Pas plus farouche que les autres, elle tombe dans les bras du berger, au moment où Glycère paraît, informée de sa triple infortune. Mais, l'aiguillon de la jalousie aidant, Glycère adore désormais Pâris, plus que jamais amoureux de sa bergère car, une fois qu'elles se sont données à lui, les déesses n'ont plus le même charme.

Cette histoire, on s'en doute, n'eut pas l'heur de plaire à l'abbé Bethléem et ses collaborateurs :

« Ici au moins, on est vite fixé, et avec une certaine netteté, dès le prologue,
Sur le caractère impudique
De cette aventure en musique,
Mais qu'on ne jouerait pas à l'Opéra-Comique.

Les librettistes prennent la précaution d'avertir leur public qu'ils emprunteront leur morale et leurs mours aux Grecs voluptueux, à Sapho la Lesbienne et à Odipe l'incestueux.

Voilà qui suffit pour juger cet ouvrage dont maints passages sont purement abjects. »

AIRS CÉLÈBRES

2.  Chanson du Satyre, « Je suis timide »

5.  Chanson de l'écho, « Souvent une femme »

6.  Duo et scène, « Viens donc, viens donc »

15.  Chanson de Mars, « Par un soir du printemps »

SOURCES

- Partition imprimée piano et chant, Paris, Choudens, 1906, 117 p.
- Matériel d'orchestre (quinze parties séparées)
- Livret imprimé, Paris, Choudens, 1906, 92 p.