AU TEMPS DES CROISADES
Opéra-bouffe en 1 acte
(Interdit par la Censure et repris sous le titre)
PÉCHÉ VÉNIEL

 
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Livret de Franc-Nohain

Représenté pour la première fois à Paris sur le théâtre des Mathurins fin 1901 et début 1902, mais interdit.
Création publique à Liège au Palais de Flore le 2 décembre 1902. (S. : Brindejont-Offenbach)
Nouvelle création parisienne au théâtre des Capucines le 14 novembre 1903 sous le titre : Péché véniel. (S. : Brindejont-Offenbach)
Duo de la Valse des Péchés enregistré sur disque 78 t. 25 cm, Saturne D 603.
Extraits enregistrés par la Radio-Diffusion Française le 8 juin 1963 pour une émission intitulée Hommage à Franc-Nohain.

RÉSUMÉ

Sur un sujet très licencieux, Franc-Nohain brode de savoureux dialogues avec une grande délicatesse de ton. Dame Bertrade, jeune châtelaine, s'est mariée par procuration à un seigneur qui, le lendemain de ses noces, est parti pour la croisade. Elle ne l'a connu qu'une nuit. Encore ce mari est-il si étourdi qu'il a oublié d'ôter son heaume et qu'elle ne connaît pas son visage ! Depuis trois ans, Bertrade languit. Ses deux jeunes chambrières aussi, qui attendent son retour pour se marier car, selon l'usage féodal, « on ne peut pas toucher au plat avant [que le suzerain] ne se soit servi ». Les servantes font preuve d'imagination pour débloquer cette situation et finissent par proposer à Bertrade d'user en souveraine de leur promis, puisque c'est elle qui le remplace en toutes choses. Après une résistance de façade, elle s'y résoud, mais à la condition - Franc-Nohain n'est plus à une invraisemblance près ! - qu'ils parviendront à faire sonner l'olifant seigneurial. Quelques péripéties plus loin, c'est un étranger qui parvient à jouer de l'instrument, usurpe la place du seigneur et profite des prérogatives afférentes à la fonction. « Comment tout finit par s'arranger, c'est ce que l'audition vous apprendra plus amplement. Tout ce que je puis vous dire, c'est que l'incohérence même de cette macaronique histoire la rend par moments d'une exorbitante drôlerie. Tout le monde se plaît à enchaîner sur la civilisation médiévale les aphorismes les plus ahurissants et l'ensemble, conduit avec cet humour insouciant et flegmatique qui caractérise l'auteur des Chansons des trains et des gares, est d'une bouffonnerie vraiment plaisante. »

AIRS CÉLÈBRES

3.  Chour féodal

7.  Refrains de la Palestine

8.  Valse des Péchés

SOURCES

- Partition imprimée piano et chant, Paris, SNEM, s. d. [1901], 91 p.
- Livret imprimé, Paris, Eschig, copyright Paul Dupont 1902, 71 p.
- Contrat de cession de l'oeuvre signé le 13 novembre 1901.